Étape 1 – Observer avant d’agir
Avant toute intervention, prenez quelques minutes pour vérifier ces points essentiels.
L’animal est-il réellement en détresse ?
Un animal sauvage n’est pas forcément en détresse parce qu’il est seul ou immobile.
Considérez qu’il est en détresse si vous observez au moins un de ces signes :
- Blessure visible (sang, aile pendante, patte cassée)
- Animal prostré, apathique ou incapable de fuir
- Contact avec animal très amaigri ou couvert de parasites
Si l’animal se trouve dans un lieu dangereux (route, zone fréquentée) sans présenter de signe de détresse, contentez-vous de déplacer l’animal dans une zone sécurisée à proximité immédiate.
Cas particulier des bébés animaux
Beaucoup de jeunes animaux semblent abandonnés alors que leurs parents sont à proximité.
- Un oisillon au sol avec des plumes est souvent en apprentissage du vol
- Un faon / levraut / renardeau immobile dans l’herbe est généralement laissé seul volontairement
➡️ En l’absence de blessure/maladie ou de danger immédiat, n’intervenez pas.
Informations importantes
⚠️ Influenza aviaire : si l’animal est un oiseau près d’un plan d’eau et qu’il présente une atteinte neurologique (ne tient pas sa tête, se débat dans le vide, ne tient pas droit), pensez à l’influenza aviaire. Dans ce cas, ne touchez pas à l’animal avant d’avoir téléphoné à l’OFB (service départemental du Maine-et-Loire : 02 41 47 29 82).
Étape 2 – Les bons réflexes immédiats
Si l’animal est en détresse avérée :
- Mettez-le à l’abri du danger immédiat (route, animaux domestiques, foule)
- Manipulez-le le moins possible
- Utilisez un tissu, des gants ou un carton si nécessaire
- Placez-le dans un carton percé, au calme, dans l’obscurité
- Ne donnez jamais à manger ni à boire, une alimentation inadaptée peut être mortelle
Cas des animaux en détresse passagère
Parfois, l’animal a seulement besoin de reprendre ses esprits :
- après une collision contre une vitre,
- après une rencontre éclair avec un prédateur.
Dans ce cas, au bout de 2-3 heures en carton, tentez un relâcher avant de conclure à un besoin de prise en charge.
Étape 3 – Ce qu’il ne faut surtout pas faire
Même avec de bonnes intentions, certaines actions peuvent aggraver la situation.
- Ne pas garder l’animal chez soi
- Ne pas tenter de le soigner soi-même
- Ne pas le nourrir ou l’hydrater
- Ne pas le manipuler inutilement
- Ne pas le montrer à des enfants ou animaux
Un animal sauvage est protégé par la loi. Sa prise en charge doit être assurée par des professionnels.
Étape 4 – Contacter un centre de soins
Dès que l’animal est sécurisé, contactez un centre de soins pour la faune sauvage.
Les équipes pourront :
- Vous confirmer s’il s’agit bien d’une détresse
- Vous guider sur les gestes à effectuer
- Organiser une prise en charge adaptée
Association Upupa
- 06 11 22 33 44
- Zone d’intervention : Maine-et-Loire, Vendée, Deux-Sèvres
- Nous contacter
Si Upupa n’est pas disponible, nous vous orienterons vers le centre le plus proche.